Assis sur le rebord du quai
Je regarde partir les bateaux
Où vont-ils ainsi en quittant les remblais
Au loin, si loin au-delà de mes idéaux
La brume m’enveloppe, je suis à nue
Mon âme divague sur l’onde grise
La sirène au loin s’amenuise, foutue
Sur un rêve, un cauchemar, une emprise
Je partirais un jour, une nuit à l’envolée
Sans doute ils viendront me prendre
Mes yeux clos, le corps du vide, emmitouflé
Le néant m’absorbera, assise à attendre
@Evanescence 11